Select Page

Auteur : Pierre Monastier

Pages américaines : réminiscences de Brooklyn

Chronique presque Hebdo 4 21 octobre – 23 novembre 2018 . « errer dans les silences de la parole se jeter dans l’entre toi cheminer dans l’entre moi ouvrir le chemin le corps est déplacement chaque pas la distance qui nous relie » Michel Simonot, “Profération du nous”, dans Blessure de l’Alliance, Corlevour, 2017 Une chronique presque hebdomadaire qui se meut, peu à peu, en rubrique mensuelle, faute de temps – pour lire et pour écrire, pour creuser en soi le souffle porté par les mots, les couleurs, les sons des autres. Alors je reprends quelques pages volées, au fil des...

lire plus

Le terrifiant mystère Henri Rousseau : roman-polar artistique de Maha Harada

Chronique presque Hebdo 3 23 septembre – 20 octobre 2018 . « Vivre pour l’éternité… ces mots se transformaient à présent en réalité. Une réalité qu’elle ressentait plus fort que jamais, en chaque parcelle de son être. L’ombre des feuillages tapissant la jungle… l’épaisseur de la végétation, qui rendait l’air quasiment irrespirable… les fruits mûrs, chutant de leurs branches dans un bruit sourd… le rugissement lointain des fauves… les serpents glissant dans les hautes herbes… le son chimérique d’une flûte, mêlé aux chants oiseaux… » (p. 257) Je n’ai jamais su quoi penser des toiles d’Henri Rousseau ; elles m’éprouvent. Elles suscitent...

lire plus

Paysages de l’enfance : Theo Angelopoulos, André Dhôtel et L’école des loisirs

Chronique presque Hebdo 2 16-22 septembre 2018 . « Si tu veux découvrir ce que tu cherches, Gaspard, tu dois tâcher de lire les signes qu’il y a dans les choses. […] La terre est immense, mais il y a des liens entre les choses. » (André Dhôtel, Le pays où l’on n’arrive jamais) . Theo Angelopoulos, Paysages dans le brouillard : l’étreinte du Père Avec Paysages dans le brouillard, Theo Angelopoulos nous livre une œuvre cinématographique d’une grande profondeur, esthétique et mystique : deux enfants, Voula et Alexandre, partent à la recherche d’un père qu’ils ne connaissent pas et qui vivrait en...

lire plus

Au rivage des mots : Éléonore de Monchy, Claire Bauchart et Christian de Moliner

Chronique Hebdo 1 9-15 septembre 2018 . « S’il y a un rivage, ses traits ne sont non pas aux golfes de la peau mais aux franges du sang. » . Ces trois vers en exergue sont l’œuvre de la poétesse Éléonore de Monchy dont le premier recueil, À tire-d’os, a paru cette année aux éditions de Corlevour. La lecture de poèmes exige une temporalité lente, si l’on veut pouvoir pénétrer, au-delà des sons et des images, la réalité sous-jacente que pointe l’auteur. Éléonore de Monchy évoque, dans ces vers extraits du premier poème, tous nos mots en quête de terre...

lire plus

Un entre-deux périlleux : Jan Brokken, « Le Jardin des Cosaques »

La belle revue Septentrion, qui a pour vocation de faire connaître la littérature flamande et néerlandaise aux francophones, m’a demandé un papier sur l’ouvrage de Jan Brokken, Le Jardin des Cosaques. Il vient de paraître dans la dernière livraison de la revue. Écrivain prolifique, Jan Brokken est encore peu connu des lecteurs français, faute de traductions de ses œuvres. À ce jour, il n’existe que deux ouvrages disponibles dans notre langue : Les Âmes baltes, paru en 2013 au éditions Denoël, dans une traduction de Mireille Cohendy, et dorénavant Le Jardin des Cosaques – qui raconte l’histoire d’une amitié...

lire plus

Mai 2018 – Quelques articles parus sur les arts et la littérature

Depuis mon dernier billet sur ce blog, le 13 avril dernier, de nombreuses lectures et actualités ont jalonné mon quotidien, dont certaines ont fait l’objet d’articles. En voici quelques traces… . 19 avril. Entretien – Josep Maria Miró, dramaturge catalan Auteur dramatique et metteur en scène catalan, Josep Maria Miró est aujourd’hui l’une des figures majeures de la scène théâtrale catalane. Parmi la douzaine de pièces écrites et traduites dans une vingtaine de langues, plusieurs ont fait l’objet de lectures en France, mais seulement deux d’une mise en scène : Fumer en 2016, par Didier Ruiz et la Compagnie...

lire plus

Le traducteur Daniel Cunin remporte le prix James Brockway

Pourquoi relayer une telle information sur mon blog ? Parce que Daniel Cunin est un traducteur majeur de la littérature flamande et néerlandaise vers le français. Il prépare actuellement une traduction intégrale des poèmes mystiques de Hadewijch d’Anvers, qui devraient paraître très prochainement aux éditions Albin Michel. Prix Brockway : une distinction prestigieuse Le prix Brockway, instauré par la Fondation néerlandaise des lettres, est attribué tous les deux ans à un traducteur de poésie du néerlandais dans une autre langue. Le lauréat reçoit 5 000 euros. Daniel Cunin est membre du comité de rédaction de la revue belge Septentrion,...

lire plus

Romeo Castellucci censuré au Mans ? Gare aux simplifications…

Depuis hier, les articles se multiplient sur la censure dont ferait l’objet Romeo Castellucci, le préfet de la Sarthe ayant interdit la participation d’enfants (dont le plus jeune n’a que neuf ans) au lancement de grenades factices contre une représentation du Christ. Plusieurs raccourcis n’ont pas manqué d’être faits, comme celui de mon collègue Stéphane Capron sur scèneweb. Ainsi débute-t-il son article : « “Le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé, il nous incombe de le réparer“. Voilà la pensée d’Emmanuel Macron délivrée lundi soir devant la Conférence des évêques de France. La traduction dans les faits ne s’est pas...

lire plus

Petite histoire récente du théâtre en Catalogne…

Demain débutera Barcelone en scène, première édition d’un festival qui vise à faire connaître le théâtre catalan en France, et notamment à Paris (bientôt en Île-de-France ?). L’occasion de rencontrer Laurent Gallardo, spécialiste de la question, afin de découvrir les spécificités d’une région qui défraye constamment la chronique aujourd’hui, en raison de sa crise politique actuelle. Dans l’entretien annonçant la première édition du festival « Barcelone en scène », Mathilde Mottier parle d’une dramaturgie catalane spécifique. Qu’est-ce qui différencie cette dernière, notamment du théâtre espagnol ? Il y a déjà une première spécificité, c’est qu’elle est écrite en catalan. C’est un vrai...

lire plus

« Attendre encore » de Pierre Ménat (éditions du Panthéon)

Il y a, dans le roman de Pierre Ménat, quatre, voire cinq narrations. Autant de récits imbriqués, qui trouveraient leur point d’unité dans l’attente – du moins selon l’auteur, ancien ambassadeur de France, notamment en Roumanie où se déroule une partie de l’intrigue principale. L’échec de ce livre vient effectivement de cette trop grande dispersion qui confond les styles, les intrigues, les genres littéraires.

lire plus

« Vers la beauté » de David Foenkinos (Gallimard)

David Foenkinos a 43 ans et une quinzaine de romans à son actif. Je n’ai jamais lu un seul de ses ouvrages, pas même ceux qui font la Une des journaux et des librairies, tels que La Délicatesse et Charlotte. Je suis vierge non seulement de toute influence venant de cet écrivain, mais également de tout préjugé – n’ayant jamais entendu un seul commentaire le concernant, lui ou son œuvre.

lire plus

Profession Spectacle le Mag’

logo_profession_spectacle_mag